Ronsard

Chef de file de la littérature du XVIe siècle, Pierre de Ronsard a su coucher sur le papier toute la splendeur de la renaissance française. Créateur du groupe poétique La Pléiade, auteur aussi engagé que prolifique, il a réussi en 30 ans d'écriture à susciter les faveurs des rois de France et obtenir ainsi une gloire intemporelle.

Pierre de Ronsard voit le jour en 1524 près de Vendôme, et fait ses études au collège de Navarre à Paris.

Il devient page au service du dauphin François puis de son frère Charles d'Orléans. En 1537, Pierre part pour l'étranger, direction le Royaume Uni, pour entrer au service du roi Georges V. Il revient 2 ans plus tard et entre à l'écurie royale. De par ses fonctions, il voyage en  Flandres, retourne en Ecosse, et devient ensuite le secrétaire de Lazare de Baif. Malheureusement sa carrière diplomatique va subir un coup d'arrêt brutal, car une otite mal soignée va le rendre à moitié sourd.

Il choisi alors de se mettre au service de l'éducation et va être l'instigateur du célèbre cercle des 7 poètes, La Pléiade : composée par Jean Dorat, proviseur du collège de Corequet ou exerce Ronsard, Antoine de Baif, fils de son ancien employeur, Joachim du Bellay, Rémy Belleau, Pontus de Tyard et Jodelle. En 1549 parait un premier manifeste de ce mouvement littéraire : Défense et illustration de la langue française. Dans l'année 1550, Ronsard publie ses propres oeuvres, les odes.

En 1552, le quatrième tome des odes, suivi par les amours de Cassandre provoquent un véritable tollé dans le monde intellectuel, notamment auprès du poète Mellin de St Calais. Mais sous l'impulsion de Marguerite de France, la soeur d'Henri II, Ronsard est réhabilité auprès de la cour et accède à la reconnaissance et la célébrité. Cette popularité ne décroît pas, bien au contraire. Les succès s'enchaînent : les Amours en 1555, les Hymmes un an plus tard, en 1565 sort l'abrégé de l'art poétique français. Les récompenses pleuvent, et les souverains lui prêtent une oreille attentive. Suite au règne de Charles IX, son état physique se dégrade et il se retire de la cour, pour séjourner à Paris ou dans sa maison de Vendôme. Il continue également ses escapades, notamment en Andalousie, contrée qui lui inspire Ode à l'antiquité.

Terrassé par la maladie, Pierre de Ronsard meurt en 1585 au prieuré de St Côme, puis est inhumé dans la crypte de l'église. En 1586, des funérailles officielles lui sont faites à Paris. La présence dans l'assistance de la presque totalité de la cour de France est impressionnante, rassemblée au son de l'orchestre particulier du roi Henri III.