Jacques Cartier

Si, en France, on peut parfois se moquer de nos amis québécois ( et réciproquement ), conséquences des liens forts qui unissent nos 2 pays, c'est bien grâce à cet explorateur. De ces expéditions vont naître plusieurs cartes détaillées, chemin vers une terre explorée en 1534 et qu'il croyait d'Orient, mais qui se nomme aujourd'hui le Canada.

Il vient au monde à St Malo en 1491, et améliore son statut social de part son mariage avec Catherine des Granges en 1519.

 Marin aguerri et maîtrisant le portugais, il participe à des expéditions au large de l'Amérique du nord puis s'approche des côtes brésiliennes.

En 1532, il est présenté à François 1er, alors que des tensions existent entre la marine portugaise et normande. Son expérience lui permet de prendre en charge en 1534 une première expédition royale vers Terre-Neuve, et s'embarque sur un bateau à la tête de 61 hommes. Après 20 jours de mer, ils atteignent le golfe St Laurent. Pendant son exploration, Cartier rencontre les indiens Micmac avec qui rapidement des échanges commerciaux se font.

En s'avançant dans les terres, les français accostent à Gaspé, et reçoivent un accueil mitigé de la part des indiens iroquois. Les marins érigent une croix latine et revendiquent le territoire au nom du roi de France. Puis Cartier rembarque pour l'hexagone, non sans avoir pris à son bord 2 autochtones.

Une seconde Campagne est montée en 1535, plus ambitieuse, avec 3 navires. Ils ramènent les 2 indiens, qui parlent maintenant le français. L'expédition remonte le St Laurent et retrouve Donnacona, le chef des iroquois, devant Stadaconé. Ce dernier est méfiant et enjoint les français à ne pas pousser plus en amont leurs recherches, sans succès. Un groupe construit un fortin sur place tandis que les autres reprennent leur exploration. Bientôt ils arrivent en vue du village d'Ochelaga, perché sur une colline. Cette place devait devenir plus tard Montréal. Cartier se présente et commence à deviser avec le chef du village, qui lui fait comprendre que l'objectif de son voyage peut être atteint : de l'or se cacherai plus au nord. Sur cette heureuse surprise, Cartier fait marche arrière et passe l'hiver au fort Sainte Croix. Le froid est piquant, les marins découvre le tabac, mais aussi le scorbut, qu'ils soignent avec un remède indien. La saison froide passée, il repart vers les côtes françaises avec d'autres iroquois, sur 2 embarcations, croyant avoir touché terre en orient.

Une troisième expédition part en 1541. Les indiens ramenés du nouveau monde se sont montrés loquasses sur les richesses de leur pays, et ont attisé l'appétit de François 1er. Cette fois, les français devront coloniser et évangéliser leurs nouvelles contrées. Ils accostent à nouveau à Stadaconé. Mais des rivalités s'installent dans la colonie et Cartier doit aller ailleurs. Il construit un fort à Charlesbourg-royal, et l'on peut dire que la récolte est bonne, puisqu'il accumule l'or et les diamants en commerçant avec les locaux. Ceci étant, il rentre en France et fait étudier ses trouvailles : c'est la consternation, en fait d'or et de diamant, il n'a rapporté que de la pyrite et du quartz !

Sur cette mésaventure, il décide de rentrer dans sa maison de Limoelou, près de St-Malo, mais joui toujours d'un certain prestige. Cependant, ayant échappé au scorbut, la peste le rattrape et il succombe en 1557.  Ses ossements sont découverts en 1944, et reposent depuis à la cathédrale de St-Malo.