Les Médicis

De fastueux apôtres des artistes :

Cette famille a eu un rôle important dans l’essor de la renaissance en Italie puis en Europe. Établie à Florence, c’est la plus puissante des familles régnantes, car  à la tête de l’entreprise bancaire la plus florissante du continent. Cosme l’ancien dirige avec autorité cette famille et  la république, et se voit comme le défenseur des arts et lettres. Il  créé l’académie Platonicienne chargée de l’étude des documents anciens. Laurent, son petit-fils, est très attaché à ces valeurs et se transforme à son tour en mécène des arts : la bibliothèque Laurentienne, les peintres et Michel-Ange profitent de sa fortune. Toutes ses subventions permettent à la ville de Florence de devenir la vitrine de la renaissance italienne et aux Médicis d’asseoir leur autorité au XVe siècle.

En France, sous le règne de François 1er, les finances sont mises à mal par les campagnes italiennes, le mécénat coûteux du roi envers les arts et la mise en oeuvre du château de Chambord. Il faut renflouer les caisses de façon rapide et énergique, et qui mieux que Les Médicis pour remplir cet office ? En 1533, François 1er arrange donc l'union de son fils, le futur Henri II, avec la riche héritière Catherine, porteuse d'une dote colossale. Le mariage est célébré à Marseille en grandes pompes et la famille florentine fait son entrée à la cour dans le Val de Loire. Comme son beau-père et ses aînés, Catherine de Médicis n'aura de cesse d'accorder de copieuses sommes aux artistes, et outre son devoir de procréatrice royale, assumera à la mort de son époux un rôle prépondérant dans la destinée française.

Cosme de Médicis