Le siècle des lumières

Un virage culturel et scientifique :

 La renaissance voit émerger ce que l’on appelle l’humanisme : ce courant se traduit par un désir des lettrés à étudier et reconquérir les différents ouvrages et manuscrits de l’antiquité. C’est en Italie que ce phénomène s’exerce au 15e siècle avec la mise à jour des écrits latins, puis grecs après la chute de Constantinople. Des intellectuels comme Dante ou Boccace cultivent ce goût du savoir et participent grandement à l’émergence de bibliothèques bien fournies. L’humanisme pose ensuite ses bagages en Suisse avec Erasme, puis en France avec Lefèvre d’Etaples et sa réédition de la bible.

Portrait de Dante

Les imprimeurs ne sont pas en reste avec Dolet qui contesta certains principes de l’Eglise, ce qui lui valut le bûcher. Cette pensée nouvelle attise la fertilité des artistes et notamment des poètes tels Ronsard et Du Bellay, auteurs du groupe de la Pléiade. Ambassadeurs de la langue française, ils s’opposent à l’utilisation du latin, considéré comme la langue savante de l’époque. Certains profitent de cette avancée pour conquérir quelques libertés. Ainsi Rabelais se permet la satire des mœurs dans Gargantua-Pantagruel, tandis que Montaigne publie ses Essais.

Cet esprit critique et réactif permet des progrès scientifiques : Ambroise Paré se distingue en médecine, Galilée découvre que notre planète tourne autour du soleil. La renaissance artistique prend également son envol, les multiples provinces italiennes rivalisent d’ingéniosité et de luxe pour impressionner leurs voisines. Cette compétition créée une émulation favorable à l’épanouissement des arts et lettres, ou la ville de Florence devient le chef de file. L’architecte Brunelleschi, le sculpteur Donatello, le peintre Botticelli sont les meilleurs exemples au XVe siècle. Au XVIe, Raphaël, Titien, Michel-Ange et de Vinci n’ont rien à envier à leurs aînés.

Rabelais

En France, cette révolution se traduit par un changement de style architectural. Les châteaux de Chenonceaux, Blois, Chambord trahissent cette progression, puis un style purement français apparaît dans la deuxième moitié du XVIe siècle avec les architectes Lescot, de l’Orme et Bullant. Clouet se fait remarquer par ses peintures, Janequin et Goudimel enchantent les fêtes fastueuses de leur musique.

Portrait de Diane de Poitiers, favorite d'Henri II, réalisé par François Clouet