L'eldorado économique

Les expéditions maritimes et la découverte de nouveaux mondes permettent l’arrivée des métaux précieux en Europe. Des tonnes d’or et d’argent affluent par bateaux et entraînent alors l’essor de l’industrie et des échanges pour répondre à la demande croissante. Cette manne économique contribue à l’apparition de nombreux ports de commerce donnant  sur l’Atlantique : Rouen, La Rochelle, Nantes, Bordeaux et St-Malo. Toutefois les échanges en Méditerranée sont toujours d’actualité et les ports italiens restent une valeur sûre.

La France, et Lyon en particulier, se retrouve au carrefour de ses flux de marchandises. Les territoires  Espagnols et Portugais deviennent la porte d'entrée des richesses pour les États européens occidentaux. Les provinces Italiennes se livrent une compétition féroce pour augmenter leur prestige et afficher le savoir-faire de leurs artistes. Venise et Gênes en particulier tirent grandement leur épingle du jeu.

Face à ses perspectives appréciables, les banquiers deviennent alors un rouage essentiel de l’économie, et se muent en créanciers  des monarques. Le mercantilisme est alors à la mode. Il faut importer peu et à faibles coûts et exporter énormément. Les États fondent des colonies qui fournissent les matières premières à un seul royaume exclusif.

L’utilisation de la monnaie augmente sans cesse, ce qui entraîne une hausse des tarifs, pour le plus grand bonheur des commerçants et industriels. Ces évolutions  vont mettre en avant la bourgeoisie, qui détenant le pouvoir économique, veut exercer son pouvoir en politique.

Le royaume de France est, avec 20 millions d'habitants, le pays européen le plus peuplé, ce qui fait de lui un acteur économique incontournable. Mais cet apport financier ne saura profiter qu'aux branches les plus aisées de la population, les foyers les plus modeste ne voient que trop peu leurs conditions de vie s'améliorer. Tout juste les routes sont elles mieux entretenues et les tavernes de plus en plus nombreuses. Ces dernières leurs permettent d'oublier quelque peu les taxes qui ne cessent d'augmenter pour pouvoir supporter le coût des campagnes d'Italie et de l'architecture fastueuse des demeures royales. En effet, cet eldorado aurait pu être bien plus profitable aux français si ces richesses n'avaient été englouties dans les campagnes d'Italie et les multiples conflits religieux. On en a pour preuve la décennie de relative prospérité économique succédant à la dernière guerre de religion sous le règne d'Henri IV.

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