François II

Roi de 1559 à 1560

 

François II, fils d’Henry II, est appelé à succéder subitement à son père lorsque ce dernier meurt accidentellement lors d’une joute à Paris en 1559. Il n’a alors que 15 ans, mais son règne sera de courte durée.

Il naît 11 ans après l’union de ses parents se qui soulage grandement sa mère, Catherine de Médicis, que certains voyaient déjà stérile. Il reçoit son éducation au château de St Germain en Laye, et outre l’étude des bases qui incombent à sa future charge, il s’essai à l’escrime et à la danse. En 1558, Marie Stuart, reine d’Ecosse l’épouse.

François II et Marie Stuart

 

A la mort de son père, François n’a que 15 ans et n’a pas la maturité ni l’expérience requise pour exercé avec efficacité la charge de roi de France. De plus ses conseillers souhaitent le ménager car il est de santé fragile. Il délègue alors une grande  partie de ses décisions aux oncles de sa femme Marie, François et Charles de  Guise, au grand mécontentement des Bourbons, descendants de Saint Louis, et qui s’estiment plus légitimes pour ces fonctions. La cour quitte également Paris pour venir s’installer à Orléans et à Blois. Le protestantisme fait une poussée non négligeable à cette période et les Guise, fervents catholiques, souhaitent  éradiquer   énergiquement  ce phénomène. François de Guise contrôle l’armée royale tandis que Charles s’occupe de l’Église et des finances. Ce dernier constate que la trésorerie est dangereusement vide et décide d’alléger les effectifs de l’armée pour diminuer les dettes.

Certains, comme Antoine de Bourbon et le prince de Condé,  s’inquiète de la forte répression que risque de faire abattre les Guise sur les protestants. Ils  sont encore hantés par le souvenir douloureux de la fin de règne d’Henri II, et un complot se fomente pour débarrasser le roi des Guise devenus  bien encombrants. Sous l’impulsion de Catherine de Médicis qui en a eu vent, le conseil royal se réuni et consent à faire des concessions.

Mais un groupe mené par Godefroy de Barry entreprend de se saisir de François II, et d’installer le prince de Condé sur le trône, c’est la conjuration d’Amboise. Les rebelles réunissent 500 soldats chargés de prendre d’assaut le château de Blois. Mais les conjurés sont trahis par l’un des leurs et  la cour a été mise en sécurité à Amboise. Le duc de Guise s’empare des renégats et en fait exécuter des dizaines, dont certains se retrouvent pendus au balcon du château. Quand au prince de Condé, il sort indemne de cette affaire. Mais cette répression impitoyable entraîne une prise de conscience collective et des mesures favorables aux protestants sont prises sous l’impulsion de Catherine de Médicis qui prône la tolérance.

Malgré ses tentatives d’apaisement, les tensions persistent. Un autre  coup d’État est tenté par les protestants, et de nouvelles arrestations sont menées. Le prince de Condé, cette fois ci confondu dans la tentative d’Amboise, est condamné à mort.

En novembre 1560, l’état physique du roi se dégrade et un mois plus tard, on annonce au peuple la mort de leur souverain, terrassé par de violentes douleurs à l’oreille. Sa mère Catherine et sa femme Marie furent un temps accusées de l’avoir empoisonné, mais tout ceci demeura sans fondements.

Cette disparition fit les affaires du prince de Condé, qui de sa prison, négocia avec Catherine de Médicis sa libration avec succès. Cette dernière est nommée régente du royaume, en attendant que le frère de François II, Charles, âgé de 10 ans, puisse gouverner. Quand aux Guise, la mort du jeune roi sonne aussi le glas de leurs hautes responsabilités. Sa femme Marie Stuart s’en retourne en Ecosse.

Pendant son court règne, François pâti de sa jeunesse et sa santé déficiente, mais se montra aussi répressif que son père sur la question religieuse, avant de prôner l’apaisement.

 Tombeau de François II

( photo : Jibi44 )